#alternate Modifier Wikipédia (fr) Aller au contenu [ ] Afficher / masquer la barre latérale Wikipédia l'encyclopédie libre Rechercher ____________________ Rechercher Lire * Créer un compte [ ] Outils personnels Créer un compte Se connecter Pages pour les contributeurs déconnectés en savoir plus * Discussion * Contributions Navigation * Accueil * Portails thématiques * Article au hasard * Contact Contribuer * Débuter sur Wikipédia * Aide * Communauté * Modifications récentes * Faire un don Outils * Pages liées * Suivi des pages liées * Téléverser un fichier * Pages spéciales * Lien permanent * Informations sur la page * Citer cette page * Élément Wikidata Imprimer / exporter * Créer un livre * Télécharger comme PDF * Version imprimable Langues Sur cette version linguistique de Wikipédia, les liens interlangues sont placés en haut à droite du titre de l’article. Aller en haut. [ ] Sommaire (BUTTON) déplacer vers la barre latérale (BUTTON) masquer * Début * 1Les principaux mouvements * 2Chronologie détaillée de mouvements (BUTTON) Afficher / masquer la sous-section Chronologie détaillée de mouvements + 2.1Époque médiévale + 2.2Époque moderne + 2.3Époque contemporaine * 3Statistiques des journées de grèves (BUTTON) Afficher / masquer la sous-section Statistiques des journées de grèves + 3.1Secteur privé o 3.1.1Nombre de journées non-travaillées (1946-2005) o 3.1.2Nombre de jours de grève pour 1 000 salariés (2005-2015) + 3.2Secteur public + 3.3Représentation médiatique * 4Notes et références (BUTTON) Afficher / masquer la sous-section Notes et références + 4.1Notes + 4.2Références * 5Voir aussi (BUTTON) Afficher / masquer la sous-section Voir aussi + 5.1Bibliographie + 5.2Articles connexes + 5.3Liens externes Basculer la table des matières [ ] Mouvement social en France [ ] Ajouter des langues Ajouter des liens * Article * Discussion [ ] français * Lire * Modifier * Modifier le code * Voir l’historique [ ] Plus * Lire * Modifier * Modifier le code * Voir l’historique Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Cet article fournit diverses informations sur les mouvements sociaux en France. Article connexe : Droit de grève en France. Les principaux mouvements[modifier | modifier le code] Après les grandes grèves de 1936 et du Front populaire, le plus grand mouvement est celui de mai-juin 1968. Évidemment, ces tableaux ne prennent pas en compte les étudiants et après le 15 mai, Mai 68 est d'abord un mouvement social des travailleurs. A contrario, le mouvement de fin 1986 contre le plan Devaquet est resté un conflit de monde étudiant, d'où des statistiques de jours de grève étales. D'autres dates moins restées dans les mémoires réapparaissent : * 1944 : la contribution de la grève dans le mouvement de Libération, notamment à Paris, est importante ; * 1947 : de nombreuses grèves, notamment chez Renault, conduisent à la sortie des ministres communistes du gouvernement. Les mouvements conduits par la CGT se multiplient après mai chez Citroën, à la SNCF, dans les banques, dans les grands magasins, à EDF, puis chez Peugeot, Berliet, Michelin, etc. Le principal motif des grèves est la revendication de hausse des salaires ; * 1953 : grandes grèves dans la fonction publique, perceptibles aussi dans le privé, contre le projet du gouvernement de retarder l'âge de la retraite pendant l'été. Le projet est retiré ; * 1963 : grandes grèves dans le secteur minier. Plus près de nous, on peut observer un pic de grèves dans le secteur public en 2003 pour protester contre le projet Fillon de retarder les départs en retraite de tous les salariés (vers les 42 ans et plus d'années de cotisation). L'année 2000 est également riche en conflits. Dans le secteur public, il s'agit notamment de grèves au ministère des Finances qui conduisent à la démission du ministre socialiste Christian Sautter et dans l'Éducation nationale contre la politique de Claude Allègre. Dans le secteur privé, les revendications se font jour relatives à l'application des 35 heures, mais surtout, à l'occasion de la baisse du chômage, les salaires redeviennent le principal motif de grève. Le même phénomène s’est produit, à un degré moindre, lors de la brève reprise économique de 1989, par exemple avec les grèves de Peugeot à Sochaux et Sausheim. Les mouvements de 1910, 1920, 1944, 1947, 1953, 1968, 1986 obtiennent la satisfaction des revendications, ceux de 1938, 1948 et 1971 échouent. Les mineurs ont été une profession très combative. Les gouvernements sont également attentifs au mouvement des enseignants et des étudiants. Les grèves de 2010 contre la réforme des retraites ont recueilli un large soutien populaire dans les sondages^[réf. nécessaire]. Chronologie détaillée de mouvements[modifier | modifier le code] Époque médiévale[modifier | modifier le code] * 1229 : grève à l'université de Paris * 1358 : Grande Jacquerie dans les campagnes d'Île-de-France, de Picardie, de Champagne, d'Artois et de Normandie * 1382 : Révolte des Maillotins à Paris Époque moderne[modifier | modifier le code] * 1539 : le grand tric des imprimeurs lyonnais * 1621-1629 : rébellions huguenotes des populations protestantes contre la répression organisée par le roi Louis XIII * 1662 : Révolte des Lustucru dans le Boulonnais * 1702-1715 : insurrection des Camisards dans les Cévennes contre les persécutions qui ont suivi la révocation de l'Édit de Nantes en 1685 Époque contemporaine[modifier | modifier le code] * 1789-1799 : Révolution française * 1829-1832 : Guerre des Demoiselles contre le nouveau code forestier * 1830 : Trois Glorieuses * 1831 : Révolte des Canuts à Lyon * 1833 : émeute des quatre sous à la Compagnie des mines d'Anzin * 1848 : Révolution de 1848 (journées de juin, etc.). * 1870-1871 : plusieurs Communes en France, dont celle de Paris et celle de Lyon. * 1884 : grande grève des mineurs d'Anzin * 1890 : première célébration française et internationale de la journée internationale des travailleurs * 1891 : fusillade de Fourmies et affaire de Clichy * 1892 : grève des mineurs de Carmaux * 1895 : grève à la verrerie de Carmaux * 1906 : grève à la suite de la catastrophe de Courrières. Sous le gouvernement Clemenceau, la France connaît un pic de grèves. * 1907 : révolte des vignerons du Languedoc en 1907, état quasi-insurrectionnel dans le sud de la France. * 1908 : Grève de Draveil-Villeneuve-Saint-Georges (département de Seine-et-Oise, plusieurs morts et des arrestations massives à la CGT). * 1909 : Grèves aux PTT. Premières grèves de fonctionnaires de l'État. * 1910 : Grève générale dans les chemins de fer^[1] * 1919 : grèves de juin dans la métallurgie parisienne avec de forts accents révolutionnaires. * 1920 : grève générale des cheminots, des mines du Nord et d'autres corps de métiers (tels l'habillement). * Mai-juin 1936 : grève générale spontanée à la suite de la victoire électorale du Front populaire : occupation des usines. Instauration des congés payés, hausses de salaires de 20 % en moyenne (plus tard compensées par la hausse des prix^[2]). * 1938 : grève du 30 novembre 1938 à l'instigation de la CGT. * 1941 : grève des mineurs du Nord-Pas-de-Calais contre l'occupation nazie * 1946 : la Constitution de la Quatrième République consacre le droit de grève dans son préambule. Ce préambule a toujours valeur constitutionnelle par décision du Conseil constitutionnel. * 1947 : grèves générales de l'automne 1947 dans de nombreux secteurs industriels. * 1948 : grève des mineurs de 1948. * 1950 : l'arrêt Dehaene du Conseil d'État confirme que le droit de grève a le statut de principe fondamental * 1953 : grèves d'août 1953 dans le secteur public. * 1963 : grève générale des mineurs de tous les bassins houillers. Première grande grève depuis le retour au pouvoir du Général de Gaulle en 1958. * Mai 1968 : grève générale sauvage. Des manifestations étudiantes sont suivies d'occupation de locaux universitaires puis de nombreux salariés de différents secteurs économiques se mettent en grève. Le pays est paralysé par l'arrêt de la distribution des carburants. Le 13 mai 68, des défilés rassemblent 200 000 à un million de personnes à Paris, selon les différentes sources, et un million dans une trentaine d'autres villes du pays, entraînant le lendemain des débrayages dans les usines. Le 22 mai 1968, la France compte 8 millions de grévistes et le 25 mai, au lendemain de l'Ascension, on frôle les 9 millions de grévistes, le record de précédente grande grève de 1936 (6 millions) étant battu. Les accords de Grenelle, signés à 7 heures du matin, sont rejetés par les assemblées générales. Le 30 mai, une manifestation en soutien au Président de la République, qui vient de dissoudre l'Assemblée, rassemble huit cent mille personnes^[3]. Les accords de Grenelle conduisent, entre autres, à une hausses de 35 % du SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti) et de 10 % des salaires en moyenne. * Printemps 1973 : grève autogestionnaire à l'usine de montres Lip de Besançon. * Octobre 1973 : grève générale dans la région de Laval (Mayenne). * Mars 1974 : grève lycéenne contre le projet de loi Fontanet. * Octobre-novembre 1974 : Grève générale à la Poste et aux Télécommunications. * Printemps 1976 : grève étudiante contre la réforme du second cycle. * Automne 1978 : grève des lycées professionnels. * 1979 : manif des sidérurgistes à Paris le 23 mars. * 23 mars 1979 : manifestation lancée par la CGT contre le plan de restructuration de la métallurgie du gouvernement Barre, marquée par de violents affrontements avec les autonomes. * Mars 1980 : grève des instituteurs parisiens. * Mai 1980 : grève étudiante contre le décret Imbert. * du 5 mai 1980 au 10 juin 1981 : grève des mineurs du bassin houiller d'Alès avec occupation de la mine Ladrecht-Destival soit durant 13 mois (la plus longue grève d'Europe). * 1982 : grève des sidérurgistes de Vireux (Ardennes) contre les licenciements (occupation d'usine) et nombreuses grèves menées notamment par les salariés immigrés de l'automobile à l'usine Citroën d'Aulnay et à l'usine Talbot de Poissy. * Mai 1983 : grèves étudiantes contre la réforme Savary. 22 septembre : début de l'occupation de l'usine SKF d'Ivry-sur-Seine ; elle dure jusqu'au 28 mai 1985. * Janvier-février 1984 : grève des douanes françaises, puis des camionneurs, qui auront une influence décisive sur la signature de l'accord de Schengen l'année suivante. * Le 24 juin 1984 a réuni plus de 1,5 million de personnes (850 000 selon le ministère de l'intérieur^[4]) à Paris pour la défense de l'École privée, contre le projet de loi socialiste sur l'École laïque^[5]. * Novembre-décembre 1986 : grève étudiante contre le projet Devaquet. Le 4 décembre 1986^[6], 200 000 personnes selon la police, un million selon les organisateurs, manifestent à Paris contre le Projet de loi Devaquet^[7]. * Décembre 1986 - janvier 1987 : grève des cheminots. * 1988 : après le mouvement chez les gardiens de prison, ce sont les mouvements chez les infirmières 29 septembre - 24 octobre et à La Poste qui retiennent l'attention. Apparition de coordinations de grève, réunissant syndiqués et non-syndiqués, combattues par la CFDT. * 1990 : Manifestation lycéenne contre la réforme de Lionel Jospin. * 1993 : grève des pilotes à Air France. * Mars 1994 : Après la manifestation contre la révision de la Loi Falloux du 16 janvier, grève étudiante et lycéenne contre le CIP (Contrat d'Insertion Professionnelle). * Novembre-décembre 1995 : mouvement étudiant en novembre, puis grève, principalement dans la fonction publique, contre la réforme de la Sécurité sociale, dite « plan Juppé ». Le 12 décembre 1995^[8] marque le point culminant des Grèves de 1995 en France^[9] contre le Plan Juppé de 1995, avec deux millions de manifestants^[8]. * Été 1996 : grève de la faim des « sans-papiers » de l'église Saint-Bernard. * Fin 1997 - début 1998 : mouvement d'occupation des Assedic par les chômeurs. * Novembre 1998 : grève de la faim des étudiants « sans-papiers » de l'université de Nanterre. * 2000 : grève chez Cellatex à Givet (Ardennes) du 5 au 21 juillet ; à la suite de la liquidation de leur société, les salariés menacent de déverser de l'acide dans une rivière pour attirer l'attention sur leur sort. * Novembre 2002 : grève des routiers pour la réduction du temps de travail, grève étudiante contre l'autonomie financière des universités. * Mars-juin 2003 : grève de la fonction publique contre la réforme du régime des retraites, dite « plan Fillon ». Le 13 mai 2003, près de 180 rassemblements^[10] avaient réuni 1,13 million de personnes contre la réforme Fillon des retraites. * Été 2003 : grève des intermittents du spectacle contre la réforme du système d'indemnisation-chômage. * Janvier-avril 2005 : mouvement lycéen contre la loi Fillon. * Le 28 mars 2006^[8], les manifestations^[4] rassemblent entre 1,055 million^[5] et 3 millions^[9] de personnes selon les sources, lors du mouvement contre le contrat première embauche, débuté progressivement le 7 février 2006, avec 400 000 manifestants, tandis que le surlendemain, le 9 février 2006, l'article 49-3 permit au Parlement d'adopter le projet de loi. Un mois plus tard, le 7 mars 2006, des manifestations rassemblent 400 000 à 1 000 000 de personnes. Le 18 mars, c'est 530 000 manifestants selon la police et 1,5 million selon les organisateurs. * Le 19 mars 2009^[4]^,^[8] réunit 3 millions de personnes^[9], pour la plus importante des quatre journées de grèves et de manifestations organisées par les huit premiers syndicats en 2009. * Grèves contre la réforme française des retraites de 2010 à la suite de la réforme des retraites en France en 2010. Le 23 septembre, 3 millions de personnes ont manifesté dans 239 villes en France, selon la CGT et 2,9 millions selon la CFDT, les deux syndicats évaluant à 300 000 personnes la manifestation parisienne, qui s'est répartie en deux cortèges pendant six heures. Selon le ministère de l'Intérieur les manifestants étaient 997 000 dans toute la France, dont 65 000 à Paris, l'Île-de-France n'ayant rassemblé que 6,5 % des manifestants. D'autres manifestations ont lieu, le 6-7 septembre, 12 octobre, 16 octobre, 19 octobre, 21 octobre, etc. * Printemps 2016 mouvement contre la loi El Khomri dite Loi Travail, en opposition à la réforme du code du travail porté par le gouvernement Valls. En parallèle, se constitue le mouvement social Nuit Debout qui occupe les places publiques par des débats citoyens. * Automne 2017: mouvement contre la Loi Travail 2, en contestation de la réforme du code du travail par ordonnances sous la présidence Macron. * Printemps 2018 : mouvement de grèves des cheminots de la SNCF contre la réforme ferroviaire ouvrant à la concurrence le rail en France et la fin des embauches au statut de cheminot. * Depuis le 17 novembre 2018 : mouvement des Gilets jaunes qui vise à un blocage du pays contre la hausse du carburant, la politique du gouvernement en général et pour la mise en place du RIC en toutes matières, 287 710 personnes manifestent dans toute la France le 17 novembre 2018 (chiffres du ministère de l'Intérieur). Le 16 novembre 2019 (Acte 53), week-end du premier anniversaire 28 000 personnes manifestent dans toute la France (chiffres du ministère de l'Intérieur). * Décembre 2018 : grève des lycéens contre la réforme Blanquer, Parcoursup, la suppression de plusieurs milliers de postes de professeurs, l'augmentation de la vie étudiante... Plusieurs lycées sont bloqués. * Depuis le 5 décembre 2019 : mouvement social contre la réforme des retraites en France de 2019, grève de syndicats, de Gilets jaunes, d’employés de la SNCF et des transports publics, d’enseignants, etc. ; entre 806 000 personnes (chiffres du ministère de l'Intérieur) et 1 500 000 personnes (chiffres de la CGT) manifestent dans toute la France le 5 décembre 2019^[11]. * Entre 2018 et 2020, plusieurs autres mouvements sociaux en France, sous la présidence d'Emmanuel Macron, contestent un appauvrissement général du service public^[12]. * Du 14 juillet 2021 au 14 mars 2022 : Mouvement de protestation contre le pass sanitaire ^[13]^,^[14]. * Octobre 2022 : mouvement de grèves contre l'inflation galopante (+ 6 %), pour une augmentation des salaires en conséquence^[15] Statistiques des journées de grèves[modifier | modifier le code] Secteur privé[modifier | modifier le code] Nombre de journées non-travaillées (1946-2005)[modifier | modifier le code] CAPTION: Nombre de journées non-travaillées Nombre de journées non-travaillées^[N 1] Année 1946 1947 1948 1949 1950 1951 1952 1953 1954 1955 Nombre 0,4 23,4 11,9 7,2 11,7 3,3 1,8 9,7 1,4 3,0 Année 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 1963 1964 1965 Nombre 1,4 4,1 1,3 1,9 1,0 2,6 1,9 6,0 2,5 1,0 Année 1966 1967 1968 1969 1970 1971 1972 1973 1974 1975 Nombre 2,5 4,2 150,0 2 224 1 742 4 388 3 755 3 915 3 377 3 870 Année 1976 1977 1978 1979 1980 1981 1982 1983 1984 1985 Nombre 5 001 3 666 2 187 3 626 1 671 1 442 2 251 1 325 1 317 727 Année 1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 Nombre 568 512 1 131 800 528 497 362 518 501 797 Année 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 Nombre 444 393 346 514 1,5 0,5^[N 2] 0,2^[N 2] 0,2^[N 2] 0,2^[N 2] L'unité employée est le nombre de journées de grève. Exemple : vingt salariés participant à un conflit de 5 jours comptent pour 100 jours de grève^[N 1]^,^[16]. Nombre de jours de grève pour 1 000 salariés (2005-2015)[modifier | modifier le code] CAPTION: Nombre de jours de grève pour 1 000 salariés Nombre de jours de grève pour 1 000 salariés^[17] Année 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 Nombre 164 117 128 100 136 318 77 60 79 81 69 L'unité employée est le nombre de journées de grève pour 1 000 salariés par année entre 2005 et 2015. Ainsi, en 2015 le nombre de JINT (Journées individuelles non travaillées) pour 1 000 salariés s'élève à 69, en diminution par rapport à 2014. L'année 2015 marque un recul du nombre de journées de grève, après deux années d'augmentation, malgré trois grandes journées d'action interprofessionnelles^[17]: * Le 9 avril 2015 en tant que journée de mobilisation « anti-austérité » à l'appel de la CGT, FSU, FO et Solidaires. * Le 25 juin 2015 en tant que journée de mobilisation pour la défense des salaires dans le secteur public et privé à l'initiative de la CGT. * Le 6 août 2015 pour protester contre le pacte de responsabilité et la Loi Macron. Secteur public[modifier | modifier le code] CAPTION: Nombre de journées non-travaillées Nombre de journées non-travaillées^[18]^,^[19] Année Nombre de JINT 1982 126 000 1983 333 000 1984 974 900 1985 341 000 1986 853 000 1987 784 900 1988 686 000 1989 2 322 000 1990 573 900 1991 239 000 1992 218 000 1993 388 500 1994 226 600 1995 3 762 700 1996 685 920 1997 209 980 1998 596 870 1999 579 690 2000 1 459 200 2001 925 600 2002 605 360 2003 3 659 610 2004 373 900 2005 NC Ces chiffres ne concernent que la fonction publique d'État et ne comprennent donc pas la fonction publique hospitalière ni la fonction publique territoriale. À partir de 1996, ils excluent également les PTT (La Poste et France Télécom). Représentation médiatique[modifier | modifier le code] D'après l'historienne Ludivine Bantigny, la représentation des grèves et mouvements sociaux à la télévision est généralement dénigrante et disqualifiante :« De Nuit debout aux manifestations des gilets jaunes, les scènes de violence sont représentées à la télévision, alors que ces images ne sont généralement pas représentatives du mouvement dans son ensemble. Dans la séquence télévisée au Grand journal, en 2015, le syndicaliste Xavier Mathieu est très ému, très en colère, bouleversé par le traitement qui a été réservé aux grèves des salariés d’Air France que de nombreux discours ont traînés dans la boue après l’affaire de la « chemise arrachée » alors que ce sont des vies qui sont brisées avec les destructions d’emplois. Les télévisions n’ont retenu que cette chemise arrachée d’un DRH et pas du tout la violence que ces salariés subissent en perdant leur emploi avec, comme conséquences, des dépressions, des burnout ou des tentatives de suicide. Cette représentation s’explique par deux dimensions : d'un côté, la violence est représentée parce qu'elle est dramaturgique et fait du « buzz » télévisuel, de l’autre, elle permet de disqualifier le mouvement social^[20].. » Notes et références[modifier | modifier le code] Notes[modifier | modifier le code] 1. ↑ ^a et b Les données sont en millions jusqu'en 1968 inclus et à partir de 2000 et en milliers de 1969 à 1999 inclus 2. ↑ ^a b c et d pour 2001, 2002 et 2003, ces chiffres ne prennent compte que les conflits localisés, excluant les grèves pour des motifs nationaux (exemple : la grève contre la loi Fillon) Références[modifier | modifier le code] 1. ↑ « Rail : la grève de 1910 dans La Vie ouvrière », sur cairn.info, 2016 2. ↑ Encyclopædia Britannica, 15^e édition, vol. 19, entrée « France », p. 517. 3. ↑ Alain Delale et Gilles Ragache, La France de 68, éditions du Seuil 4. ↑ ^a b et c Jean-Francois Monier, « Les plus grandes manifestations en France depuis 15 ans », La Dépêche du Midi,‎ 8 septembre 2010 (lire en ligne, consulté le 12 janvier 2020). 5. ↑ ^a et b http://www.gauchemip.org/spip.php?article1093 6. ↑ Sujet au 20 heures de TF1 du 4 décembre 1986, présenté par Claude Sérillon, dans les archives télévisées de l'Ina 7. ↑ « ina.fr/notice/voirTouteVideoSi… »^(Archive.org • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?). 8. ↑ ^a b c et d "«Les manifestations sont devenues des référendums», interview de Danielle Tartakowsky, historienne, par Guillaume Guichard, Le Figaro du 12/10/2010 9. ↑ ^a b et c Guillaume Guichard, « «Les manifestations sont devenues des référendums» », Le Figaro,‎ 11 octobre 2010 (lire en ligne, consulté le 7 août 2020). 10. ↑ LIBERATION, « Retraites: entre 1,1 million et 2,7 millions de manifestants », Libération,‎ 7 septembre 2010 (lire en ligne, consulté le 7 août 2020). 11. ↑ « Réforme des retraites : 806 000 manifestants en France selon le ministère de l'Intérieur, 1,5 million selon la CGT », sur La Provence, 5 décembre 2019 (consulté le 5 décembre 2019). 12. ↑ « Cartographie des mouvements sociaux - uMap », sur umap.openstreetmap.fr (consulté le 29 janvier 2020) 13. ↑ https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/07/17/passe-sanitaire-d es-milliers-de-manifestants-en-france-contre-son-extension-et-contr e-la-vaccination_6088599_3244.html 14. ↑ https://www.liberation.fr/societe/sante/pass-sanitaire-les-opposant s-selancent-pour-une-nouvelle-journee-de-manifestations-20210724_IE 2OSZPKLFFXBNLPJMCOJ6KY4M/ 15. ↑ https://www.20minutes.fr/societe/4005869-20221018-greve-18-octobre- direct-furieux-requisitions-syndicats-lancent-greve-interprofession nelle 16. ↑ OCDE, « Statistiques rétrospectives 1969-1988 », Principaux indicateurs économiques,‎ décembre 1989, p. 335 17. ↑ ^a et b [PDF] DARES, « Les grèves en 2015, Une intensité en léger repli », sur dares.travail-emploi.gouv.fr, octobre 2017 (consulté le 9 novembre 2017) 18. ↑ [PDF] DARES, « Les conflits du travail 2004 : les salaires, premier thème de revendication », sur dares.travail-emploi.gouv.fr, novembre 2005 (consulté le 9 novembre 2017) 19. ↑ [PDF] DARES, « En 1996, recul des conflits du travail à un niveau proche de celui de 1994 », sur epsilon.insee.fr, janvier 1998 (consulté le 9 février 2018) 20. ↑ « « La représentation médiatique porte à croire que le monde ouvrier n’existe plus » », La revue de médias,‎ 29 octobre 2019 (lire en ligne) Voir aussi[modifier | modifier le code] Bibliographie[modifier | modifier le code] * Guy Groux et Jean-Marie Pernot, La Grève, Presses de Sciences Po, 2008. (ISBN 978-2-7246-1029-1) * Michelle Perrot, Jeunesse de la grève, 1871-1890, Seuil, 1985. (ISBN 2-02-006939-3) * Laurent Frajerman (dir), La grève enseignante, en quête d’efficacité, Paris, Syllepse, 2013. * Xavier Vigna « La violence dans les grèves ouvrières en France au XXe siècle » in Nicolas Hatzfeld, Michel Pigenet, Xavier Vigna [dir.], Travail, travailleurs et ouvriers d’Europe au XXe siècle, Dijon, EUD, 2016, p. 167-179 [lire en ligne] Articles connexes[modifier | modifier le code] * Grève * Droit de grève, droit de grève en France * Syndicalisme * Syndicat * Salaire * Travailleur * Retraite * Conditions de travail * Salariat * Lutte des classes * Chronologie du syndicalisme en France * Liste des manifestations les plus importantes en France Liens externes[modifier | modifier le code] * DARES, Études et Statistiques, Les conflits collectifs du travail * icône décorative Portail du syndicalisme * icône décorative Portail des sciences humaines et sociales * icône décorative Portail de la sociologie * icône décorative Portail de la politique française Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Mouvement_social_en_France &oldid=199402226 ». 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