+ 2.2Époque moderne + 2.3Époque contemporaine * 3Statistiques des journées de grèves (BUTTON) Afficher / masquer la sous-section Statistiques des journées de grèves + 3.1Secteur privé o 3.1.1Nombre de journées non-travaillées (1946-2005) o 3.1.2Nombre de jours de grève pour 1 000 salariés (2005-2015) + 3.2Secteur public -- Cet article fournit diverses informations sur les mouvements sociaux en France. Article connexe : Droit de grève en France. Les principaux mouvements[modifier | modifier le code] Après les grandes grèves de 1936 et du Front populaire, le plus grand mouvement est celui de mai-juin 1968. Évidemment, ces tableaux ne prennent pas en compte les étudiants et après le 15 mai, Mai 68 est -- A contrario, le mouvement de fin 1986 contre le plan Devaquet est resté un conflit de monde étudiant, d'où des statistiques de jours de grève étales. D'autres dates moins restées dans les mémoires réapparaissent : * 1944 : la contribution de la grève dans le mouvement de Libération, notamment à Paris, est importante ; * 1947 : de nombreuses grèves, notamment chez Renault, conduisent à la sortie des ministres communistes du gouvernement. Les mouvements conduits par la CGT se multiplient après mai chez Citroën, à la SNCF, dans les banques, dans les grands magasins, à EDF, puis chez Peugeot, Berliet, Michelin, etc. Le principal motif des grèves est la revendication de hausse des salaires ; * 1953 : grandes grèves dans la fonction publique, perceptibles aussi dans le privé, contre le projet du gouvernement de retarder l'âge de la retraite pendant l'été. Le projet est retiré ; * 1963 : grandes grèves dans le secteur minier. Plus près de nous, on peut observer un pic de grèves dans le secteur public en 2003 pour protester contre le projet Fillon de retarder les départs en retraite de tous les salariés (vers les 42 ans et plus -- L'année 2000 est également riche en conflits. Dans le secteur public, il s'agit notamment de grèves au ministère des Finances qui conduisent à la démission du ministre socialiste Christian Sautter et dans l'Éducation nationale contre la politique de Claude Allègre. -- Dans le secteur privé, les revendications se font jour relatives à l'application des 35 heures, mais surtout, à l'occasion de la baisse du chômage, les salaires redeviennent le principal motif de grève. Le même phénomène s’est produit, à un degré moindre, lors de la brève reprise économique de 1989, par exemple avec les grèves de Peugeot à Sochaux et Sausheim. -- échouent. Les mineurs ont été une profession très combative. Les gouvernements sont également attentifs au mouvement des enseignants et des étudiants. Les grèves de 2010 contre la réforme des retraites ont recueilli un large soutien populaire dans les sondages^[réf. nécessaire]. -- Époque médiévale[modifier | modifier le code] * 1229 : grève à l'université de Paris * 1358 : Grande Jacquerie dans les campagnes d'Île-de-France, de Picardie, de Champagne, d'Artois et de Normandie -- * 1870-1871 : plusieurs Communes en France, dont celle de Paris et celle de Lyon. * 1884 : grande grève des mineurs d'Anzin * 1890 : première célébration française et internationale de la journée internationale des travailleurs * 1891 : fusillade de Fourmies et affaire de Clichy * 1892 : grève des mineurs de Carmaux * 1895 : grève à la verrerie de Carmaux * 1906 : grève à la suite de la catastrophe de Courrières. Sous le gouvernement Clemenceau, la France connaît un pic de grèves. * 1907 : révolte des vignerons du Languedoc en 1907, état quasi-insurrectionnel dans le sud de la France. * 1908 : Grève de Draveil-Villeneuve-Saint-Georges (département de Seine-et-Oise, plusieurs morts et des arrestations massives à la CGT). * 1909 : Grèves aux PTT. Premières grèves de fonctionnaires de l'État. * 1910 : Grève générale dans les chemins de fer^[1] * 1919 : grèves de juin dans la métallurgie parisienne avec de forts accents révolutionnaires. * 1920 : grève générale des cheminots, des mines du Nord et d'autres corps de métiers (tels l'habillement). * Mai-juin 1936 : grève générale spontanée à la suite de la victoire électorale du Front populaire : occupation des usines. Instauration des congés payés, hausses de salaires de 20 % en moyenne (plus tard compensées par la hausse des prix^[2]). * 1938 : grève du 30 novembre 1938 à l'instigation de la CGT. * 1941 : grève des mineurs du Nord-Pas-de-Calais contre l'occupation nazie * 1946 : la Constitution de la Quatrième République consacre le droit de grève dans son préambule. Ce préambule a toujours valeur constitutionnelle par décision du Conseil constitutionnel. * 1947 : grèves générales de l'automne 1947 dans de nombreux secteurs industriels. * 1948 : grève des mineurs de 1948. * 1950 : l'arrêt Dehaene du Conseil d'État confirme que le droit de grève a le statut de principe fondamental * 1953 : grèves d'août 1953 dans le secteur public. * 1963 : grève générale des mineurs de tous les bassins houillers. Première grande grève depuis le retour au pouvoir du Général de Gaulle en 1958. * Mai 1968 : grève générale sauvage. Des manifestations étudiantes sont suivies d'occupation de locaux universitaires puis de nombreux salariés de différents secteurs économiques se mettent en grève. Le pays est paralysé par l'arrêt de la distribution des carburants. Le 13 mai 68, des défilés rassemblent 200 000 à un million de -- millions de grévistes et le 25 mai, au lendemain de l'Ascension, on frôle les 9 millions de grévistes, le record de précédente grande grève de 1936 (6 millions) étant battu. Les accords de Grenelle, signés à 7 heures du matin, sont rejetés par les assemblées générales. Le 30 mai, une manifestation en soutien au Président de -- autres, à une hausses de 35 % du SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti) et de 10 % des salaires en moyenne. * Printemps 1973 : grève autogestionnaire à l'usine de montres Lip de Besançon. * Octobre 1973 : grève générale dans la région de Laval (Mayenne). * Mars 1974 : grève lycéenne contre le projet de loi Fontanet. * Octobre-novembre 1974 : Grève générale à la Poste et aux Télécommunications. * Printemps 1976 : grève étudiante contre la réforme du second cycle. * Automne 1978 : grève des lycées professionnels. * 1979 : manif des sidérurgistes à Paris le 23 mars. * 23 mars 1979 : manifestation lancée par la CGT contre le plan de restructuration de la métallurgie du gouvernement Barre, marquée par de violents affrontements avec les autonomes. * Mars 1980 : grève des instituteurs parisiens. * Mai 1980 : grève étudiante contre le décret Imbert. * du 5 mai 1980 au 10 juin 1981 : grève des mineurs du bassin houiller d'Alès avec occupation de la mine Ladrecht-Destival soit durant 13 mois (la plus longue grève d'Europe). * 1982 : grève des sidérurgistes de Vireux (Ardennes) contre les licenciements (occupation d'usine) et nombreuses grèves menées notamment par les salariés immigrés de l'automobile à l'usine Citroën d'Aulnay et à l'usine Talbot de Poissy. * Mai 1983 : grèves étudiantes contre la réforme Savary. 22 septembre : début de l'occupation de l'usine SKF d'Ivry-sur-Seine ; elle dure jusqu'au 28 mai 1985. * Janvier-février 1984 : grève des douanes françaises, puis des camionneurs, qui auront une influence décisive sur la signature de l'accord de Schengen l'année suivante. -- l'École privée, contre le projet de loi socialiste sur l'École laïque^[5]. * Novembre-décembre 1986 : grève étudiante contre le projet Devaquet. Le 4 décembre 1986^[6], 200 000 personnes selon la police, un million selon les organisateurs, manifestent à Paris contre le Projet de loi Devaquet^[7]. * Décembre 1986 - janvier 1987 : grève des cheminots. * 1988 : après le mouvement chez les gardiens de prison, ce sont les mouvements chez les infirmières 29 septembre - 24 octobre et à La Poste qui retiennent l'attention. Apparition de coordinations de grève, réunissant syndiqués et non-syndiqués, combattues par la CFDT. * 1990 : Manifestation lycéenne contre la réforme de Lionel Jospin. * 1993 : grève des pilotes à Air France. * Mars 1994 : Après la manifestation contre la révision de la Loi Falloux du 16 janvier, grève étudiante et lycéenne contre le CIP (Contrat d'Insertion Professionnelle). * Novembre-décembre 1995 : mouvement étudiant en novembre, puis grève, principalement dans la fonction publique, contre la réforme de la Sécurité sociale, dite « plan Juppé ». Le 12 décembre 1995^[8] marque le point culminant des Grèves de 1995 en France^[9] contre le Plan Juppé de 1995, avec deux millions de manifestants^[8]. * Été 1996 : grève de la faim des « sans-papiers » de l'église Saint-Bernard. * Fin 1997 - début 1998 : mouvement d'occupation des Assedic par les chômeurs. * Novembre 1998 : grève de la faim des étudiants « sans-papiers » de l'université de Nanterre. * 2000 : grève chez Cellatex à Givet (Ardennes) du 5 au 21 juillet ; à la suite de la liquidation de leur société, les salariés menacent de déverser de l'acide dans une rivière pour attirer l'attention sur leur sort. * Novembre 2002 : grève des routiers pour la réduction du temps de travail, grève étudiante contre l'autonomie financière des universités. * Mars-juin 2003 : grève de la fonction publique contre la réforme du régime des retraites, dite « plan Fillon ». Le 13 mai 2003, près de 180 rassemblements^[10] avaient réuni 1,13 million de personnes contre la réforme Fillon des retraites. * Été 2003 : grève des intermittents du spectacle contre la réforme du système d'indemnisation-chômage. * Janvier-avril 2005 : mouvement lycéen contre la loi Fillon. -- police et 1,5 million selon les organisateurs. * Le 19 mars 2009^[4]^,^[8] réunit 3 millions de personnes^[9], pour la plus importante des quatre journées de grèves et de manifestations organisées par les huit premiers syndicats en 2009. * Grèves contre la réforme française des retraites de 2010 à la suite de la réforme des retraites en France en 2010. Le 23 septembre, 3 millions de personnes ont manifesté dans 239 villes en France, -- la réforme du code du travail par ordonnances sous la présidence Macron. * Printemps 2018 : mouvement de grèves des cheminots de la SNCF contre la réforme ferroviaire ouvrant à la concurrence le rail en France et la fin des embauches au statut de cheminot. -- 28 000 personnes manifestent dans toute la France (chiffres du ministère de l'Intérieur). * Décembre 2018 : grève des lycéens contre la réforme Blanquer, Parcoursup, la suppression de plusieurs milliers de postes de professeurs, l'augmentation de la vie étudiante... Plusieurs lycées sont bloqués. * Depuis le 5 décembre 2019 : mouvement social contre la réforme des retraites en France de 2019, grève de syndicats, de Gilets jaunes, d’employés de la SNCF et des transports publics, d’enseignants, etc. ; entre 806 000 personnes (chiffres du -- * Du 14 juillet 2021 au 14 mars 2022 : Mouvement de protestation contre le pass sanitaire ^[13]^,^[14]. * Octobre 2022 : mouvement de grèves contre l'inflation galopante (+ 6 %), pour une augmentation des salaires en conséquence^[15] Statistiques des journées de grèves[modifier | modifier le code] Secteur privé[modifier | modifier le code] -- Nombre 444 393 346 514 1,5 0,5^[N 2] 0,2^[N 2] 0,2^[N 2] 0,2^[N 2] L'unité employée est le nombre de journées de grève. Exemple : vingt salariés participant à un conflit de 5 jours comptent pour 100 jours de grève^[N 1]^,^[16]. Nombre de jours de grève pour 1 000 salariés (2005-2015)[modifier | modifier le code] CAPTION: Nombre de jours de grève pour 1 000 salariés Nombre de jours de grève pour 1 000 salariés^[17] Année 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 Nombre 164 117 128 100 136 318 77 60 79 81 69 L'unité employée est le nombre de journées de grève pour 1 000 salariés par année entre 2005 et 2015. Ainsi, en 2015 le nombre de JINT (Journées individuelles non travaillées) pour 1 000 salariés s'élève à 69, en diminution par rapport à 2014. L'année 2015 marque un recul du nombre de journées de grève, après deux années d'augmentation, malgré trois grandes journées d'action interprofessionnelles^[17]: * Le 9 avril 2015 en tant que journée de mobilisation -- Représentation médiatique[modifier | modifier le code] D'après l'historienne Ludivine Bantigny, la représentation des grèves et mouvements sociaux à la télévision est généralement dénigrante et disqualifiante :« De Nuit debout aux manifestations des gilets jaunes, -- ensemble. Dans la séquence télévisée au Grand journal, en 2015, le syndicaliste Xavier Mathieu est très ému, très en colère, bouleversé par le traitement qui a été réservé aux grèves des salariés d’Air France que de nombreux discours ont traînés dans la boue après l’affaire de la « chemise arrachée » alors que ce sont des vies qui -- partir de 2000 et en milliers de 1969 à 1999 inclus 2. ↑ ^a b c et d pour 2001, 2002 et 2003, ces chiffres ne prennent compte que les conflits localisés, excluant les grèves pour des motifs nationaux (exemple : la grève contre la loi Fillon) Références[modifier | modifier le code] 1. ↑ « Rail : la grève de 1910 dans La Vie ouvrière », sur cairn.info, 2016 2. ↑ Encyclopædia Britannica, 15^e édition, vol. 19, entrée -- 16. ↑ OCDE, « Statistiques rétrospectives 1969-1988 », Principaux indicateurs économiques,‎ décembre 1989, p. 335 17. ↑ ^a et b [PDF] DARES, « Les grèves en 2015, Une intensité en léger repli », sur dares.travail-emploi.gouv.fr, octobre 2017 (consulté le 9 novembre 2017) -- Bibliographie[modifier | modifier le code] * Guy Groux et Jean-Marie Pernot, La Grève, Presses de Sciences Po, 2008. (ISBN 978-2-7246-1029-1) * Michelle Perrot, Jeunesse de la grève, 1871-1890, Seuil, 1985. (ISBN 2-02-006939-3) * Laurent Frajerman (dir), La grève enseignante, en quête d’efficacité, Paris, Syllepse, 2013. * Xavier Vigna « La violence dans les grèves ouvrières en France au XXe siècle » in Nicolas Hatzfeld, Michel Pigenet, Xavier Vigna [dir.], Travail, travailleurs et ouvriers d’Europe au XXe siècle, -- Articles connexes[modifier | modifier le code] * Grève * Droit de grève, droit de grève en France * Syndicalisme * Syndicat